Formation professionnelle et développement des compétences et l’employabilité

Le présent accord de Branche a pour objet de définir une politique de Branche en matière d’emploi et de formation professionnelle.
Il s’inscrit dans la volonté des parties signataires de développer l’insertion dans la Branche par la voie de l’alternance, de faire de la formation un levier d’évolution professionnelle pour les salariés de la Branche, et de réduire les inégalités d’accès à la formation.
Il renforce le rôle des partenaires sociaux et le dialogue social sur la formation et l’apprentissage, en partant des dispositions législatives (loi no 2018-771 du 5 septembre 2018) et réglementaires.

Compte tenu du niveau élevé d’expertise des métiers de la Branche et de la rapidité de leur transformation, les entreprises de la Branche sont confrontées à des enjeux qui nécessitent une adaptation constante de leurs pratiques professionnelles.

Dans ce contexte de transformations permanentes, les parties signataires entendent rendre efficients et opérationnels des dispositifs qui contribuent à la fois à la performance économique et sociale des entreprises et au développement des compétences des salariés, gage de leur employabilité à court et moyen terme.

La Branche a un rôle déterminant car elle doit, notamment par la mutualisation des fonds de la formation professionnelle :
– Favoriser l’accès à l’emploi et développer l’alternance ;
– Adapter les compétences des salariés, maintenir leur capacité à occuper un emploi et sécuriser les parcours professionnels ;
– Reconnaître la nécessaire et permanente actualisation des compétences pour palier leur obsolescence rapide notamment en mobilisant l’ensemble des moyens et dispositifs pédagogiques mis à disposition des entreprises et des salariés ;
– Accompagner et stimuler les entreprises qui aujourd’hui disposent de moyens plus limités pour répondre à ces enjeux, particulièrement les TPE.

Le développement des compétences des salariés des entreprises de moins de cinquante (50) salariés est une priorité résultant de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Ainsi, la Branche peut mettre en place des dispositifs spécifiques à ces entreprises adaptés à leurs pratiques, à leurs besoins et à leurs contraintes.

Aussi, pour inscrire durablement cette volonté partagée de développer la formation au sein des TPE/PME de la Branche dans le cadre du présent accord, les parties signataires soutiennent cette priorité qui concerne 400/0 des salariés de la Branche et 96% des entreprises. Pour cela, conformément à l’article L.2261-23-1 du code du travail, elles ont prévu, lorsque cela est apparu opportun, des dispositions spécifiques aux entreprises de moins de cinquante (50) salariés.

Lorsqu’il n’est pas fait référence, dans un article du présent accord, à une mesure spécifique aux entreprises de moins de cinquante (50) salariés, il y a lieu néanmoins de considérer que ces entreprises sont prioritaires.

En tout état de cause, la Branche mettra à disposition de l’ensemble des acteurs, des outils d’information adaptés, actualisés et fiables, sur les dispositifs de formation existants, afin de faciliter leur appropriation et leur mise en œuvre.
Enfin, les partenaires sociaux se sont attachés à ce qu’aucune des dispositions du présent accord n’était susceptible d’induire des discriminations entre les femmes et les hommes.

Syntec-Accord-du-31-10-2019-sur-la-formation-professionnelle-le-developpement-des-compétences-et-lemployabilité

S3I - Le Syndicat National des Salariés du Numérique
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